La ressource de relief utilisée dans cet outil repose sur un assemblage de nombreuses bases de données mondiales.
L’objectif est de proposer une visualisation continue et cohérente du relief terrestre et océanique.
En pratique, il ne s’agit pas d’une seule base de relief unique, mais d’une fusion de plusieurs modèles numériques de terrain (DEM),
combinés selon les régions du globe, la latitude, la présence de données locales plus fines et pour finir le niveau de zoom affiché.
À retenir :
- Le relief affiché est une mosaïque de plusieurs sources open data.
- La précision varie fortement selon les pays et les zones du globe.
- Un zoom élevé ne signifie pas toujours que la donnée source est réellement fine.
Sources de données utilisées
Couverture mondiale multi-sources
Le relief affiché provient de plusieurs bases open data majeures, combinées selon les régions.
Certaines zones bénéficient de données très précises, tandis que d’autres reposent sur des jeux de données plus globaux.
Principales sources de relief utilisées
| Source |
Zone couverte |
Résolution indicative |
| 3DEP | États-Unis | ~10 m, jusqu’à ~3 m localement |
| ArcticDEM | Régions au nord de 60°N | ~5 m |
| CDEM | Canada | 20 à 400 m |
| data.gov.uk | Royaume-Uni | ~2 m |
| data.gv.at | Autriche | ~10 m |
| EUDEM | Grande partie de l’Europe | ~30 m |
| SRTM | Monde hors hautes latitudes | ~30 m |
| ETOPO1 | Océans et bathymétrie mondiale | ~2,5 km |
| GMTED | Couverture globale à faible zoom | 250 m à 1 km |
| LINZ | Nouvelle-Zélande | ~8 m |
| Kartverket | Norvège | ~10 m |
| INEGI | Mexique | variable selon les zones |
Lecture simple :
- Les pays disposant de données nationales ouvertes ont souvent un relief plus détaillé.
- Les zones polaires et subpolaires utilisent des sources spécifiques comme ArcticDEM.
- Les océans sont visualisés avec une précision bien plus faible que les terres.
Comment fonctionne l’affichage du relief ?
Tuiles cartographiques fusionnées
Le relief est affiché sous forme de tuiles cartographiques, comme dans un fond de carte web classique.
Chaque tuile est générée à partir de plusieurs sources fusionnées.
Une même zone peut donc contenir :
- plusieurs fichiers SRTM,
- une couche GMTED,
- des données locales à plus haute résolution,
- ou une bathymétrie océanique distincte.
Chaque pixel affiché peut provenir d’une source différente selon la zone observée.
Résolution et niveaux de zoom
Taille réelle d’un pixel
La précision dépend du niveau de zoom, mais aussi de la latitude.
Plus on zoome, plus la taille apparente d’un pixel diminue au sol.
Résolution approximative au sol selon le zoom
| Zoom |
Résolution approx. |
| 5 | ~5 km |
| 8 | ~600 m |
| 10 | ~150 m |
| 12 | ~40 m |
| 14 | ~10 m |
| 15 | ~5 m |
Point clé : un zoom élevé n’implique pas forcément une donnée source très précise.
Exemple : un pixel affiché à 5 m peut en réalité provenir d’une donnée de 30 m sur terre, voire de plusieurs kilomètres sous l’océan.
Sources utilisées selon le zoom
Hiérarchie des jeux de données
Toutes les sources ne sont pas utilisées de la même façon selon l’échelle d’affichage.
Les bases globales dominent aux faibles zooms, tandis que les jeux plus fins prennent le relais quand on se rapproche du terrain.
Faible zoom
- Vision globale
- Usage important de GMTED
- ETOPO1 pour les océans
Zoom intermédiaire
- Montée en puissance de SRTM
- Meilleure lecture du relief continental
- Jeux régionaux dans certaines zones
Zoom élevé
- Données locales haute résolution quand elles existent
- SRTM encore utilisé dans de nombreuses régions
- Bathymétrie toujours beaucoup plus grossière
En résumé :
- GMTED domine souvent aux faibles zooms sur terre.
- SRTM reste une base majeure aux zooms intermédiaires et élevés.
- ETOPO1 est utilisé pour la bathymétrie à tous les zooms.
Limites et artefacts
Ce qu’il faut interpréter avec prudence
Comme toutes les bases de relief, ces données comportent des imperfections.
Elles sont excellentes pour la visualisation globale ou régionale, mais pas pour une analyse locale très fine.
- Effets visibles en zone urbaine, liés aux bâtiments et grandes structures.
- Artefacts sur les côtes, là où plusieurs jeux de données sont raccordés.
- Relief océanique beaucoup moins précis que le relief terrestre.
- Effets de rééchantillonnage ou de fusion visibles localement.
Ces données sont excellentes pour la visualisation globale, mais pas pour une analyse topographique locale de haute précision.
Traçabilité des données
Identifier l’origine d’une tuile
Chaque tuile peut inclure plusieurs sources. Il est possible d’identifier les données utilisées via :
- les métadonnées HTTP, notamment l’en-tête listant les sources contributrices,
- la base footprints, exploitable dans un SIG comme QGIS.
Cette traçabilité permet de savoir si une zone provient de SRTM, EUDEM, 3DEP, ArcticDEM ou d’une autre source locale.